La physiologie du traumatisme

12 Déc, 2019

Quand on parle de traumatisme, c’est large : ça peut toucher aux vétérans de guerre, comme aux victimes de traumatisme sexuel, les personnes ayant subi un choc (accident, attaque…) ou encore une personne qui a subi un choc affectif répété sera aussi victime d’un trauma.

1ère clé : le trauma peut être lié à un choc ponctuel violent ou des micro-chocs répétés.
C’est un choc puissant au niveau du système nerveux, qui affecte le mental et aussi le corps.

Après une expérience traumatisante, on entre en mode « survie », toute l’énergie de l’individu est orientée vers  « maintenir un semblant de logique à l’intérieur ». On sauve les meubles, on survit en se coupant de certains ressentis physiques, de morceaux de mémoire, on se coupe de ses proches et de l’amour. On devient un peu un zombie.

La solution de facilité pour le corps face à un trauma, c’est la dissociation, l’anesthésie, on se referme et ne ressent plus rien. Tout est moins intense, les émotions et sensations plaisantes, comme les autres.

traumatisme sexuel

Ça va aussi affecter le sommeil, le quotidien, la vie familiale, le travail… Le phénomène d’hypersensibilité, d’hypervigilance est épuisant pour le corps. Et ça finit par se manifester dans le corps : douleurs chroniques au dos et dans la nuque, fibromyalgie, migraine, troubles digestifs, syndrome de l’intestin irritable, fatigue chronique…

Quand on porte un trauma, un rien peut le réactiver, et ça peut être dévastateur. Dévastateur parce que le cerveau va rejouer le trauma comme au premier jour. 

On a étudié en neuroscience ce qui se passait dans le cerveau quand l’individu parlait de son trauma : on observe que le trauma se rejoue constamment dans le corps. Les même zones cérébrales sont activées.

Le message d’espoir pour la fin : OUI, on s’en sort. OUI, la route est longue. Mais OUI, nous sommes résilients.

Face à un trauma, l’idéal est de se faire aider par des professionnels.

Expliquer autant qu’on peut à nos proches, que non, ce n’est pas de la mauvaise volonté, non, je ne peux pas décider d’aller mieux. Non, ce n’est pas que dans ma tête. Il faut du temps, de la patience, de l’amour pour guérir d’un trauma.

Faites-leur lire ce texte.

Et pour toi, si tu te retrouves dans cette description, je vais t’inviter à te connecter à ton corps. Juste à sentir les appuis du canapé sous ton corps, quand tu es assis. Sentir le sol quand tu marches pieds nus. Poser tes mains sur le mur et sentir ce qui se passe en toi, quand tu écoutes les sensations.

Mais surtout, ne reste pas seul avec ça.

Sache que je peux en partie accompagner le traumatisme sexuel, psychologique ou lié à des blessures d’enfance, en parallèle de l’accompagnement d’un psychologue. Si tu veux en discuter, je t’invite à prendre rendez-vous ici !

 

 

 

 

1 Commentaire

  1. douce

    Bonjour Camille,

    Un trauma qui « revient » à la surface est imprévisible et déstabilisant … Cela m’est arrivée, il y a qq années.

    Merci pour cet article

    Réponse

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