Découverte de la sexualité féminine

19 Nov, 2018

La sexualité féminine est soit une évidence,soit une chose laborieuse, dangereuse, sale, honteuse.
Rien d’étonnant à ce que la sexualité féminine soit mal connoté quand tu sais que le nerf qui permet l’orgasme était appelé “nerf de la honte”. Nous sommes hyper conditionnées par la société, par l’éducation, mais aussi par le poids de l’histoire, des religions dans notre culture.

Cependant, il a existé d’autres paradigmes. A certaines époques, dans certaines cultures, la sexualité était ouverte et décomplexée, on parlait de clitoris sans problème, sans honte…

sexualité féminine

La base de la sexualité féminine  

Nous avons, comme dans tous les domaines :

  • un terrain biologique, naturel, inné = nos dispositions de base, ce qu’on est à la source.
    Imaginez un sol non cultivé.
  • les graines qui sont plantées dans ce terrain par notre culture, notre société, notre famille, notre religion = notre conditionnement.
    Mise en culture du champ : on ratisse, on retourne la terre, on plante des graines.
  • les plants qui ont poussé quand on aborde la sexualité = la résultante, le paquet de noeuds avec lequel on essaie de se démêler.
    Les plants ont bien poussés. Maintenant, à nous de faire le tri entre les “bonnes” et les “mauvaises” herbes.

Quand on arrive dans la sexualité, nous ne sommes pas vraiment vierges. Nous sommes bien conditionnées. Nous avons certains comportements qui ne sont pas propres à ce qu’on est, à notre histoire, des croyances qui nous ont été transmises, données.

Il va donc falloir faire (ou pas) un travail de déconstruction des croyances, de ce qu’on a appris.
Se demander « est ce que ça me correspond ? Est ce que je veux être comme ça ? ».

Personnellement, j’avais cette croyance : « la femme a moins envie que l’homme, mais la sexualité achète l’amour » – autant vous dire, que je l’ai déconstruite à la dure.
En comprenant, que les femmes ont le droit d’avoir une libido, droit d’avoir envie ou pas, droit de dire oui et droit de dire non.    

Qu’il est difficile d’assumer ses envies et ses choix de femmes. Etre capable d’exprimer sa vérité est essentielle.
Commencer déjà ce travail d’honnêteté vis-à-vis de soi-même : qu’est-ce que je me refuse, qu’est ce que je m’oblige à faire, là, j’aurai envie de quoi.  
C’est un premier pas vers la libération.    

sexualité féminine

Par où commencer ?  

1-  Quels discours, j’ai entendu tout au long de ma vie ? 
Quelles sont mes propres croyances ?
Quel comportement est induis par ces croyances ou ces discours ?
Prenez une feuille, notez ce qui remonte.  

2- Est-ce que je suis en accord avec les croyances qui m’ont été transmises ?
Est ce que ça résonne en moi ?
Comment ça résonne ?
Est-ce une vibration d’amour ou une vibration de peur ?
Est ce que c’est une énergie qui descend ou qui monte ?  

3-  Une fois que j’ai identifié ce qui ne m’allait plus, je peux créer ma vision. Remplacer une croyance par une autre.
Ou choisir un modèle auquel on peut s’identifier, qui peut nous inspirer.
Noter nos nouvelles croyances.
Les afficher.
Les relire quotidiennement.
Se les répéter comme un mantra.  

4- Dans la pratique, essayer d’identifier nos rouages. Par exemple, je suis en pleine relation sexuelle avec mon partenaire et je n’ai plus envie, je me suis déconnectée. Qu’est-ce que je fais ? Je continue pour lui faire plaisir ? Je m’écoute ? On trouve un juste-milieu entre nos deux envies ?

Trouve ce qui est juste pour toi, ce qui est bon. Personne ne peut vous dire ce qu’il vous faut.

Et si c’est vraiment un gros paquet de noeuds, tu peux envisager de te faire accompagner. Quand on a le nez collé au tableau, on a du mal à voir les schémas dominants, alors se faire accompagner pour mieux comprendre sa sexualité féminine, ça peut être un plus !

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