Camille Picazo

Qu’est-ce qu’il se passe quand on pardonne aux hommes ?

Dans notre société, il existe une relation très ambiguë, la relation homme-femme. Nous avons grandi avec cette idée que les femmes viennent de Mars et les hommes de Vénus. Difficile d’avoir une relation de couple épanouie…

Nous sommes dans une agression passive constante. Il suffit d’observer les couples autour de nous, nos amis, nos parents, nos grand-parents, c’est un flot de récriminations, d’attaques, parfois enrobées dans l’humour, parfois dans la plainte.

Et l’idée au fond, c’est que la femme en vieillissant devient aigrie, frustrée, elle mord. Elle en veut à son conjoint de quelque chose. 

Quoi ? Son manque d’écoute, d’attention, d’amour ? L’abnégation qu’elle a faite d’elle-même ?

Le partenaire lui, s’enferme de plus en plus en lui-même face à ce flot vénéneux et ça devient un cercle vicieux.

De mon côté, je vois à quel point les femmes sont mauvaises avec l’homme en général, toujours en train de le soupçonner, de le critiquer. Entre femmes, on se laisse aller au dénigrement, on juge, on compare.

J’ai l’impression que les femmes n’aiment pas vraiment les hommes.
On tombe amoureuse d’eux parce qu’on est faite comme ça, mais notre haine des hommes nous rattrape rapidement.

On leur en veut pour les années d’oppression, pour les années de torture que la femme a subies et certaines femmes (consciemment ou pas) prennent leur revanche. En enchaînant les hommes, en les diminuant, les castrant avec leurs mots, en coupant leur mari de leur pouvoir.

A l’inverse, les hommes ne sont pas tout blancs, pas innocents. Je ne suis pas un homme, alors difficile d’en savoir plus… Mais ils sont nombreux à se masser du côté de l’homme mec, le dominant, dont la femme doit s’occuper. Et de l’autre côté, on a cet homme plus sensible presque effacé, qui a du mal à trouver sa place dans le monde actuel, dans le couple, dans la parentalité.

Je déteste cette situation, ça me fait mal. J’ai toujours mal réagi en entendant les femmes de mon entourage critiquer leurs hommes, mais j’ai été moi aussi cette femme castratrice, violente, vengeresse.
Et mes compagnons ont été ces hommes soit dominant, violent, manipulateur, soit “faibles”, effacés.

Aujourd’hui, j’ai décidé et je m’engage à ne plus couper mon homme de son pouvoir, à ne plus le diminuer ou le traiter comme un enfant.

Pour ça : 

  • je m’engage à rester connecter à mon pouvoir, à mes envies, à m’exprimer et me respecter. Je suis responsable de ma vie pour ne jamais lui en vouloir des choix que j’ai pu faire.
  • je m’engage à l’aimer tel qu’il est, était et sera. J’aime l’homme, le petit garçon et le vieil homme. 
  • je le vois en tant qu’être humain unique et différent de moi, avec des rêves, des hontes et des peurs.

Au quotidien, c’est des rappels à se faire et surtout un engagement “j’aime les hommes et je les traite avec compassion”.

Pardonner aux hommes est le premier pas d’un chemin de guérison et d’harmonisation du féminin, du masculin. Le premier pas vers un couple épanoui.

Qu’est-ce qu’il se passe quand on pardonne aux hommes ?

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