Camille Picazo

Le plaisir féminin

Le quoi ? Bonne question ! D’abord quand j’ai commencé à chercher des visuels pour illustrer mon article, je suis tombée uniquement sur des visuels de plaisir sexuel (enfin de pénis avec des vulves ou des vagins ou de fruits et légumes mimants des pénis et des vulves…).

Donc nous allons commencer par dire que le plaisir féminin, ce n’est pas que le plaisir sexuel. Le plaisir, c’est un plaisir d’être, un plaisir de vivre, un plaisir de sentir.

Je prends plaisir dans une douche chaude, je prends plaisir dans l’effort sportif, je prends plaisir en buvant une gorgée de vin ou en goûtant mon plat favori.

Seconde chose, le plaisir féminin n’est pas mal. N’est pas malsain. N’est pas péché. Pourquoi sommes-nous des êtres charnels, pourquoi avons-nous des appareils génitaux dotés de 8000 terminaisons nerveuses, pourquoi sommes-nous dotées d’un clitoris dont le seul but connu est le plaisir, si justement, nous ne sommes pas censées ressentir du plaisir ?

Le problème étant que comme pour toute notre sexualité aujourd’hui, nous payons le poids d’années, de siècles d’oppression par le patriarcat, par les religions.

Le plaisir féminin n’est pas. N’existe pas. Si on se tient aux institutions (aux manuels de biologie, aux textes religieux ou même aux règles dans les hôpitaux et maisons de retraite…). A vrai dire, c’est même le sexe qui n’existe pas. Sauf pour procréer.

Aujourd’hui, il est essentiel de se réapproprier son plaisir en tant que femme. Il est essentiel de connaître notre corps. De savoir ce qui est bon pour soi. De savoir comment se faire jouir. De savoir partager ce qui est bon pour nous avec l’autre.

Et je ne dis pas qu’il est essentiel de se faire jouir. Il est essentiel de comprendre nos corps, de s’écouter, de se connaître.
D’apprendre à laisser de côté la culpabilité, la honte, d’apprendre notre anatomie (je suis là pour ça).

plaisir féminin

Ne pas attendre que notre partenaire sache ce qui est bon. Accepter que nous sommes les seules responsables de notre bien-être, de notre plaisir, c’est abandonner l’espoir qu’un autre va venir combler nos besoins intuitivement. C’est lâcher la part de nous qui est enfant-roi et qui a toujours espoir d’être aimée inconditionnellement.

Connaître son plaisir, le communiquer à l’autre… C’est un plaisir extra, un plaisir plein de sens, un plaisir mature qui est si bon…

Certaines femmes attendent la ménopause (période de libération du poids de la maternité, des enfants…) pour connaitre la jouissance, pour se donner du plaisir… Rassure-moi, tu ne vas pas attendre ?

Il est temps que nous nous réveillons, que nous nous réapproprions ce qui est nôtre. Notre joyau. Le trésor qui se tient entre nos cuisses ! Il est à nous, il est en nous. Arrêtons de jouer les martyres et commençons à jouer à autre chose ! 😉

Avec tout mon amour,

Le plaisir féminin

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