Masturbation féminine

10 Déc, 2018

Décidément, ces temps-ci, j’enfonce les portes ouvertes ! (sans délicatesse aucune)
Aujourd’hui, parlons d’un sujet “tabou” : la masturbation féminine !

La masturbation féminine, c’est quoi ?

La masturbation est une activité qui permet de se donner du plaisir sexuel par stimulation des parties génitales ou d’autres zones érogènes du corps (notamment dans le cas de la masturbation féminine). Elle se pratique seule ou à plusieurs, avec les mains ou sans les mains, avec des “jouets” ou sans. Dans le but d’avoir un orgasme ou pas.

Tu savais que l’auto-érotisme a lieu depuis la vie foetale et continue tout au long de l’enfance ? Certains n’arrêtent même jamais, n’ayant pas été brimés dans la manifestation de leur sexualité.
Malheureusement pour d’autres, le message sera plutôt “c’est dégoutant ce que tu fais” et l’enfant intégrera que le sexe, c’est sale. Difficile de prendre du plaisir dans ces conditions…

Pratique refoulée pendant des centaines d’années, diabolisée par de nombreuses religions ou par des médecins, scientifiques… Elle commence à avoir une place un peu plus importante et à perdre son statut de “péché”.

Et la science, elle en dit quoi ?

De vrais études ont été lancées dans la seconde moitié du 20ème siècle, et ont permis de mettre en évidence quelques faits :

  • Les hommes se masturbent plus que les femmes. Pour des raisons autant physiologiques que culturels. En effet, leur sexe étant à porter de main, il est plus facile à découvrir (d’autant plus que le petit garçon peut en observer les variations au cours de la journée).
    Culturellement, la masturbation masculine est un fait reconnu, banalisé, accepté : on dit même que c’est un besoin pour eux (ce qui est faux… Autant pour les hommes que pour les femmes).
    Dans les années 60, le rapport Kinsey a démontré qu’à 18 ans, environ 95% des jeunes hommes se masturbaient pour moins de 50% des jeunes femmes.
    Une étude française de 2002 a démontré qu’entre 18 et 24 ans, 1 femme sur 2 ne s’était encore jamais masturbée et entre 25 et 49 ans, c’est alors 1 femme sur 3. Et selon la même étude, 1 femme sur 5 se masturberait régulièrement. Il est temps de démystifier la masturbation féminine !
  • La masturbation féminine n’est pas plus complexe que celle des hommes, c’est plutôt une question de connaissance de soi. Il est plus simple de se faire du bien, quand on se connait. Il est plus simple de se connaitre, quand on se découvre, et comme on l’a vu, les hommes vont plus se masturber (ou plus tôt du moins) que les femmes.
Masturbation féminine

Et dans la vie de tous les jours ?

Certaines personnes se masturbent sans se poser de questions, mais pour d’autres la question est plus délicate. Certaines amies me disent “ne plus se masturber depuis qu’elles sont en couple”, leurs arguments :

  • elles sont comblées sexuellement (le rythme des rapports et leur qualité)
  • elles ont le sentiment que la masturbation est une “tromperie” vis-à-vis de leur compagnon
  • à quoi bon ?

J’avoue être plutôt partisane du “je me fais l’amour étant en couple ou pas”, mes arguments :

  • j’aime avoir mon jardin privé, mes activités perso en dehors de ce que je partage avec mon partenaire
  • ça me permet de me détendre quand je suis fatiguée, stressée
  • une pratique d’auto-érotisation me semble indispensable pour être au top de sa sexualité, bien dans son corps
  • j’expérimente autrement que dans mon couple.

Mais chacun son truc, qu’on ait envie de se toucher ou pas, le tout est d’être en adéquation avec ses envies. Personne n’a le droit de juger ta

sexualité, d’émettre d’opinions sur vos pratiques (fréquence, durée, jouir ou ne pas jouir (that’s the question)).

Mais j’aime bien cette métaphore : les athlètes s’entrainent avant une compétition. Ils expérimentent pour être au top de leur game. Alors pourquoi ne ferait-on pas pareil ? Pourquoi, croyons-nous que la sexualité est innée ?

Pourquoi se toucher ?

C’est plutôt simple :

  • ça fait du bieeeen ! Et on ne va pas dire non à un peu de plaisir… 😉 Libération de dopamine, sérotonine, endorphine, ocytocine = c’est bon,
  • ça nous fait bosser un peu le cardio. Et oui, une augmentation du rythme respiratoire, du rythme cardiaque >> muscle notre petit muscle cardiaque,
  • on se connecte à son corps, on peut développer une relation aimante avec celui-ci et commencer à s’aimer vraiment,
  • on apprend ce qui est bon ou pas pour nous (non, le clitoris n’est pas un bouton magique, oui, certaines femmes ne sont pas sensible des seins, oui, on peut y faire quelque chose !),
  • c’est un anti-douleur (mieux que le doliprane).
Masturbation féminine

Comment bien se faire du bien

Je ne vais pas t’apprendre comment te faire du bien, mais plutôt comment s’écouter et respecter ses envies.

Trop souvent, on agit de façon mécanique, en suivant des habitudes. La masturbation est un temps pour toi, pour te détendre, te faire du bien. Prend donc le temps, pose un espace pour toi. Ecoute-toi. Est-ce que tu as envie d’un plaisir minute (ce qui peut être très bien quand on a peu de temps) ou est-ce que tu as besoin de lenteur et de douceur ? As-tu envie de jouir ou le simple contact de ton corps suffira pour aujourd’hui ?

Respecte tes limites : parfois, on commence à se toucher, et puis on force un peu en se disant “ça va passer”. Mais ça ne passe pas toujours et surtout à force de traumatismes répétés, ton corps risque de se refermer, de moins sentir le plaisir, les stimulations.

Il n’y a pas de norme, il ne faut pas jouir à tous les coups, il ne faut pas jouir en 5 minutes. Si pour te masturber, tu as besoin d’être sur le ventre ou que tu prends du plaisir par la stimulation anale, fais-toi plaisir !

Enfin, pose un contexte favorable :

  • choisir les moments où tu as le temps, où personne ne va venir te déranger
  • poser une ambiance, tirer les rideaux, allumer une bougie, brûler de l’encens, bref SACRALISER sa pratique ! (et même en regardant du porno, on peut sacraliser sa pratique) (pas tous les pornos, on est d’accord…).
  • prendre le temps de se connecter à son corps, avoir un temps d’introspection, prendre des respirations profondes par la bouche, visualiser la respiration qui part de son sexe / poser une main sur son sexe et écouter (qu’est-ce qui se passe à l’intérieur, qu’est ce que je ressens, est-ce qu’elle/il me parle ?)
  • plutôt que de se fixer comme objectif l’orgasme, choisir le plaisir. Moins de pression, on est quasi sûr d’y arriver… Et puis comme ça, ce n’est pas une fin en soi !
  • explorer d’autres chemins : quand on se masturbe depuis des années, parfois, c’est pilote automatique. Mais si on changeait certains paramètres : se masturber dans sa douche, devant un miroir, se faire un massage des seins, utiliser de nouveaux jouets.

En parlant de jouets… Je trouve ça super d’avoir autant de choix pour se faire du bien, pour explorer nos sens
Alors, je ne peux que te recommander d’investir. D’autant plus, qu’en se découvrant soi-même, en débloquant certaines parties de son corps avec des sextoys (je pense notamment aux stimulateurs de point G ou de prostate pour ces messieurs), on arrive plus facilement à des plaisirs variés avec son partenaire.

Je te met un lien vers un très bon site pour découvrir tout ça : du sextoy en matières safe, certains fabriqués en France, pas d’exposition dégradante des corps, j’adore : c’est ici ! D’ailleurs, si ça t’intéresse, j’ai un code de réduction pour toi ! Au moment de la commande, tu tapes CAMILLE10 et tu auras une réduc de 10% (dès 30€ d’achat) !

Après le point G, l’instant culture G : le premier vibromasseur a été créé en 1869, mais on a retrouvé des traces de godes depuis des millénaires et ce dans de très nombreuses cultures !

Alors ? La masturbation féminine : taboue ou pas taboue ? Si c’est taboue, mais que tu as quand même envie d’apprendre à te faire plaisir, tu peux travailler avec moi sur ces sujets !

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