Alimentation en conscience

La pleine conscience est à la mode ces derniers temps. Mais on a tendance à la croire réserver à certains moments (de calme) et à certaines personnes (les moines bouddhistes). Mais la pleine conscience est pour tous et à chaque instant, nous pouvons vivre en pleine conscience, marcher en pleine conscience, manger en pleine conscience…

J’ai lu cet article de Bliss sur la façon de manger, et depuis l’idée fait son chemin. J’ai pendant des années eu des compulsions alimentaires et eu besoin de grignoter, avec un goût prononcé vers le sucré, je ne me rendais absolument pas compte de ce que j’avalais. Ainsi, je pense avoir mangé 1 gâteau, alors qu’en fait, j’en ai pris 3 (bon, 4)…

J’ai longtemps envisagé un besoin physiologique. On connaît tous l’excuse du « manque de magnésium » pour ne pas culpabiliser d’avoir mangé un peu (toute la tablette) de chocolat.

Mais cet article de Bliss ouvre d’autres horizons. Est-ce que je mange de manière compulsive pour une raison plus psychologique ? En tous les cas, il est clair que je grignote en fonction de mon état émotionnel ou mon état de fatigue.

Voici quelques pistes, que j’ai explorées, utilisées au quotidien pour essayer d’avoir une alimentation en pleine conscience et plus équilibré.

1 – Prendre des notes

Testez pendant une semaine (représentative de votre quotidien, ça ne sert à rien de le faire pendant des vacances) de noter ce que vous mangez, à quelle heure, dans quel état d’esprit vous êtes, ce qui vous fait du bien, qu’avez-vous ressenti après le repas… Ou tout ce qui vous semble important, ou notable.

Ainsi à la fin de la semaine, vous pourrez vous faire une idée de ce que vous mangez, de la façon de le faire, etc…

Cette méthode permet vraiment de prendre conscience de ses mauvaises petites habitudes et d’y remédier !

2 – Prendre des mesures

Un des premiers changements peut être le contenu de votre frigo ou de vos placards, si vous n’y trouvez pas de nutella/gâteaux/soda, il sera plus simple de vous alimenter sainement.

Achetez des fruits secs et découvrez ce que vous aimez. Laissez des fruits secs dans un bol à disposition, des fruits bien visibles sur la table, aide à s’orienter vers des choix plus sains.

Pourquoi ne pas partir avec une tasse-thermos de thé/infusion pour rester bien hydraté toute la journée ?

Si vous avez un coup de mou au travail vers 11h ou 17h, prenez des fruits et des fruits secs. Ils vous permettront de tenir jusqu’au prochain repas, ils vous apporteront de bons nutriments, et vous aideront à vous concentrer sans entrer dans le cercle infernal du sucre.

3 – S’organiser

Certains auront besoin de planifier les repas de l’avance, de faire des menus par semaine, si vous êtes dans ce cas, allez voir l’article de Pauline, qui  est très complet, et que j’ai adoré !

Si vous êtes comme moi (pour l’instant) et n’avez pas besoin de planifier vos recettes sur une semaine, il peut quand même être utile d’avoir quelques recettes faciles et rapides qui dépannent bien les soirs de semaines où on a rien envie de faire, mais qu’il faut quand même manger/préparer à manger pour le lendemain midi.

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Sinon, toujours avoir chez soi des fruits et légumes frais, prêts pour de bonnes salades ! C’est la facilité chez moi, un chou, un fenouil, un céleri, des endives, des pommes ? Tout est bon pour faire une salade ! Il suffit d’ajouter quelques graines, des graines germées, des fruits secs, une bonne vinaigrette… Et c’est un régal !

On peut aussi faire tremper des légumineuses à l’avance, c’est tellement facile à incorporer dans des salades/des soupes/des céréales …

4 – Pratiquer l’alimentation en pleine conscience

On parle beaucoup des repas comme étant des moments de partage, de retrouvailles, des moments conviviaux. Oui, mais avant tout le repas est un moment où on s’occupe de notre corps, où on le nourrit, où on répond à un de ses besoins les plus fondamentaux.

Il faut donc apprendre à reconsidérer son corps comme un « temple », oui, c’est un endroit sacré, il faut faire attention à ce qu’on y met, autant en qualité, qu’en quantité.

Ca me rappelle une soirée tantra partagée avec mon compagnon, où nous nous nourrissions l’un l’autre de chocolat (le rêve), mais avec lenteur, douceur, conscience, nous prenions le temps de sentir, respirer le chocolat, le toucher, le sentir fondre sur nos peau, sous nos doigts, sur notre langue. Je n’ai jamais mangé de chocolat aussi bon…

Avoir un temps de relaxation, de méditation avant le repas va permettre d’aborder cet instant de manière plus sereine, plus consciencieuse. L’important est de prendre le temps de manger, et prendre le temps d’appréhender ce qui entre dans notre bouche.

C’est pour cela que la mastication est également importante, outre le fait qu’elle commence la digestion, va envoyer des signaux nerveux au reste du système digestif, elle permet d’écraser, de décortiquer les aliments, d’en percevoir toute la consistance, et toute la palette de goût de notre plat.

C’est ainsi qu’on passe de la quantité à la qualité.

J’espère que ces petites réflexions vous auront intéressées, interrogées, pousser à la réflexion pourquoi pas… Et n’hésitez pas à me dire si vous pratiquez l’alimentation en pleine conscience ou même la pleine conscience au quotidien !

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